L'Etoile
2004-12-23
Pour introduire mon sujet je n’ai pu résister à l’attractivité des lettres qui composent le titre de cette planche et voici, en acrostiche, ce qu’elles m’ont révélé
L’
Etoile
Toujours
Oriente
Inlassablement
L’esprit
Eveillé….
Lacan pour sa part lui fait dire ‘Je ne vois que d’un point mais je suis regardée de partout ».
Symbole dévoilé à la C, il traduit l’accomplissement et est l’une des clés de la Haute Science qui ouvre la voie du secret. Elle figure parmi les signes les plus puissants, symbole magique, capteur et mobilisateur de puissances occultes. Elle véhicule un flux bénéfique qui conduit à l’associer à Hygie, déesse de la santé ; elle devient alors symbole de la vitalité et de la santé en revêtant à chacune des ses pointes les lettres UGEIA. Les Pythagoriciens en avaient d’ailleurs fait leur symbole favori et le traçaient sur leurs écrits en matière de salutation ce qui équivalait au mot latin « Vale » autrement « porte toi bien ».
Source de lumière, elle diffuse son rayonnement, troue l’obscurité et balise le chemin. Sur l’océan de la connaissance elle est sans conteste le phare qui permet d’éviter les écueils et de maintenir le cap…
Mais quels échos éveille-t-elle en moi ? Je me suis laissée ainsi entraîner dans son sillage et les considérations suivantes me sont apparues :
L’Etoile a 5 branches, l’être humain a 5 sens, le C a 5 ans… Un homme peut figurer en son sein (la tête et les 4 membres contenus dans chacune de ses branches). 5 serait donc le nombre du microcosme humain. Mais me voici soudainement embarrassée ! en effet, le dictionnaire des symboles me révèle que le nombre 5 est le symbole de la perfection. Puis-je admettre que l’Homme soit parfait ? Non assurément ! Moment de doute intense et puis tout s’éclaire : cela veut dire que l’Homme –dont je suis- doit donc tendre à se parfaire ! Nous y sommes ! Envolé le paradoxe, le message est limpide ! Plus loin dans mes lectures je découvre d’ailleurs que 5 est aussi le symbole de l’union des inégaux, voilà qui obéit à un ordre logique !
Et ce « G » placé en son centre qui en fait l’étoile dite « flamboyante » ? G comme Géométrie, mais aussi G comme Grand Architecte de l’Univers, G comme Gnose, G comme Génération, G comme Génie, G comme Gloire, G comme Gamma (3ème lettre de l’alphabet grec dont le tracé ressemble fort à une équerre, « j’ai 3 ans) ! Mais G n’est-elle pas aussi la 5ème consonne de notre alphabet (j’ai 5 ans) ? et Voici le nombre 5 qui réapparaît, lancinant, tant il est omniprésent… Car 5 est aussi le nombre qui permet d’aboutir au Nombre d’Or, clé de construction de l’édifice. Et si, en géométrie, à l’aide de l’équerre et du compas, ont allie au carré long, le nombre 3 de l’A et le nombre 5 du C, on constatera que la construction du pentagramme est des plus aisée…
Et que dire du G de l’alphabet hiéroglyphique, représenté par un symbole au centre duquel se détache un triangle sur fond bleu ?
Mais revenons à l’étoile : en astronomie, un classement catégoriel existe, permettant d’apprécier le type spectral des étoiles, leur luminosité etc… Or, le soleil –qui est lui aussi une étoile et quelle étoile !- est référencé par les astronomes comme appartenant au type G5 ! Etrange non ? Coïncidence me direz-vous ? Peut-être ! L’astronomie nous enseigne que des galaxies forment l’immensité de l’univers, chaque galaxie étant constituée de 100 milliards d’étoiles. Notre étoile est donc également le symbole de l’universalité et l’outil qui doit permettre au C, après avoir dégrossi sa pierre brute en tant qu’A, de capter et restituer autour de lui de manière équilibrée, donc avec Egalité, la douce chaleur de la Fraternité en un va et vient incessant de vagues tel le flux et le reflux sur le rivage de cet océan cosmique, espace de Liberté.
Et que dire du positionnement de l’étoile dans le Temple ? Dois-je y voir une corrélation avec l’étoile polaire qui est la seule étoile alignée avec l’axe de rotation de la terre ? Car elle me renvoie indubitablement au G de la voûte céleste, centre originel, portique de l’univers, ce que je qualifierais de « passage de téléportation entre ce qui est en haut et ce qui est en bas…
L’étoile est omniprésente, même dans le monde profane et illustre avec force certaines expressions populaires. Ne dit-on pas :
- « il est né sous une bonne (ou mauvaise) étoile »
- « une étoile est née »
- « il se prend pour une étoile ! »
Et que dire de l’étoile de Bethléem si présente dans la relation de la naissance du Christ, évènement suprême !
Des astronomes se sont penchés sur elle et voici leurs conclusions : « il ne peut que s’agir de la triple conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe des Poissons, phénomène rarissime au cours duquel ces 2 planètes sont par trois fois dans l’année alignées par rapport à la terre dans la constellation du Poisson. Depuis 4 000 ans cela s’est produit en l’an 7 avant notre ère très précisément les 12 avril, 3 octobre et 4 décembre ». Faut-il voir dans leur affirmation la définition exacte de la date de la Nativité, ces 3 apparitions au cours de cette année-là seraient-elles la traduction des signes suivis par les Rois Mages ?
Quant à Dame Nature elle n’est pas en reste en matière d’étoile, c’est ainsi qu’elle nous offre :
Dans le monde végétal : l’aster qui dans le langage des fleurs signifie tout à la fois « amour confiant », « réflexion » et encore « longue et heureuse vie ». Dans l’un des ouvrages consultés j’ai de surcroît découvert cette signification qui, à elle seule, couronne ma recherche, écoutez seulement « L’amour que je ressens pour vous est plus important que celui que vous vous portez »….
- Dans le monde animal : l’astérie plus communément appelée « étoile de mer »
- Dans le monde minéral : un petit fossile en forme de parfaite étoile à 5 branches (il s’agit en fait d’une petite tranche de la tentacule d’un animal qui vivait au fond de l’océan originel recouvrant jadis notre terre). Et, si vous vous promenez un jour dans les coteaux de vignes du village jurassien nommé « l’étoile » vous découvrirez à fleur de terre ce petit joyau. Fait étrange et essentiel : votre quête ne sera couronnée de succès que par temps de pluie ! Je ne peux m’empêcher de m’étonner sur ce point d’ailleurs ! C’est en effet la pluie (manifestation du haut vers le bas) qui dévoile cette petite étoile (manifestation du bas vers le haut) au beau milieu d’une vigne Encore une coïncidence ?
En astrologie, l’étoile correspond à la 5ème maison horoscopique, encore le nombre 5… Dans le jeu de Tarot marseillais elle est le 17 arcane majeur. C’est une carte intellectuelle et intuitive qui influence positivement tout ce qui a trait au spirituel. Elle symbolise également l’extérieur et la communication. En outre, comme une lumière salvatrice, elle succède au diable et à la Maison Dieu, deux figures aux interprétations fâcheuses. Elle précède de surcroît la Lune, le Soleil et le Jugement pour montrer le chemin à suivre. 17ème arcane majeur disé-je : or si j’additionne le 1 et le 7 je me trouve en face du 8 qui est, par excellence, le nombre de l’équilibre cosmique. Tout comme le huit couché est le signe mathématique de l’infini ! Tout comme la lame 8 du tarot représente la Justice.
Mais dans le tarot Celte des Arbres on retrouve l’étoile comme le symbole du sorbier. Laissez moi vous en conter l’histoire : dans ce jeu divinatoire, le sorbier jouit de la réputation d’être une protection contre les enchantements. Son nom celte « rowan » est lié au nordique « runa » un charme. Les bâtons sur lesquels les runes étaient inscrites étaient en sorbier. Ce bois était également utilisé pour trouver des métaux comme le coudrier est utilisé pour trouver de l’au. Le sorbier jouait un rôle central dans les cérémonies druidiques et encore très récemment ces croyances ont donné lieu à des pratiques dans différentes régions de Grande-Bretagne, comme par exemple fixer des rameaux de sorbier aux étables pour protéger les animaux, ou porter des brins de sorbier pour se protéger soi-même contre les mauvais sorts. Et ces quelques explications prennent tout leur relief avec ce qui suit : si vous examinez une baie rouge de sorbier vous découvrirez, à la différence de beaucoup d’autres fruits qui ont un creux à l’autre bout de la tige, qu’elle porte là une minuscule étoile à cinq branches, un pentagramme, symbole magique de la protection. N’est-ce pas étonnant ?
Dans le Tarot des Templiers, l’étoile en est également le 17ème lame et il est dit qu’il n’est d’espoir qu’à l’ombre d’un grand rêve… Là encore cet arcane est placé après les turbulences des lames XV et XVI qui sont respectivement celles du diable et de la Maison Dieu ! La lumière de l’étoile n’est pas une illusion mais une réalité qui apparaît pour annoncer la fin des épreuves et l’espoir d’un renouveau basé sur des certitudes dont seul le destin a le secret. Faire confiance à sa bonne étoile c’est faire confiance à la vie qui recommence alors que tout semblait fini. L’imprévu qui arrive surprend peut-être mais il sera positif et s’inscrira dans un cadre d’harmonie, de protection et de lumière. Cet arcane représente une femme qui répand de l’eau sur la terre et c’est elle qui inspire les plus belles réalisations car elle est l’intermédiaire privilégié entre le ciel et la terre. L’axe directeur de cet arcane est l’amour autrement dit le don de soi à son plus haut niveau, sans lequel il n’y a pas de véritable initiation possible. Il faut donner avant de recevoir et l’étoile le sait, le dit et l’applique.
Ainsi Kant disait : « Il y a deux choses qui me donnent le sentiment de l’Absolu : le spectacle du ciel étoilé et la vue d’une action désintéressée ».
Et au hasard de mes réflexions liées à mon sujet de planche s’est soudain imposé à moi le drapeau européen ! toutes ces étoiles sur fond bleu comme la voûte céleste sous laquelle nous oeuvrons, et disposées en cercle comme une belle chaîne d’union, chaque étoile contenant sans doute en son sein un représentant de chacune de ces Nations ainsi réunies !!!! Mais il n’y a pas de hasard n’est-ce pas ?
L’A ne connaît que la colonne B, symbole de féminité correspondant au Mercure, principe de l’essence vivifiante qui pénètre les êtres ; la C, elle, découvre la colonne J, symbole de masculinité correspondant au soufre. Par cette élévation, elle acquiert ainsi son caractère androgyne lui permettant d’allier à la sensibilité féminine l’énergie virile. En effet, l’alliage du Mercure et du Soufre amène l’Azoth autrement dit confère à la C la quintessence des éléments dont l’étoile flamboyante est l’illustration parfaite.
A charge pour la C de « faire briller son étoile », d’user savamment d’un temps de réflexion et d’un temps d’action, en pleine possession d’elle-même. Tout progrès de l’évolution intérieure est donc subordonné à l’éveil de la conscience.
Connaissez-vous l’alchimiste Irénée Philalèthe ? Il se présente ainsi : « je suis un philosophe adepte qui ne me nommerai point autrement que Philalèthe, nom anonyme qui signifie « amateur de vérité ».
Dans son manuel du Guerrier de la Lumière, Paulo Coelho nous dit : « Le Guerrier de la Lumière a appris des étoiles que seule l’explosion intérieure permet de briller ».
Ainsi mes Sœurs ne sommes-nous pas, par quelque part et tout à la fois, les filles spirituelles de Philalèthe , en quête de vérité , et les guerrières de la Lumière ? Ne sommes-nous pas autant d’étoiles illuminant la voûte qui surplombe l’océan cosmique dans lequel nous puisons l’énergie nécessaire à notre progression ? Ne sommes-nous pas autant d’atomes satellisés autour du noyau, mûs par les électrons ? Continuons donc à œuvrer, sans répit, Gloire au Travail ! et je terminerai par un clin d’œil à Edgard Poe qui nous confie :
« L’univers est vivant parce que les atomes sont inquiets ».
J’ai dit
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